Huit choses que le géant des rivières garde pour lui

DC·216 Deep Cuts
Il transpire sa propre crème solaire rouge

Il transpire sa propre crème solaire rouge

L'hippopotame passe ses journées à demi immergé, mais dès qu'il sort de l'eau, sa peau se met à suinter un liquide épais et huileux qui devient rouge en quelques minutes, puis brun. Les premiers observateurs parlaient de sueur de sang, mais ce n'est ni du sang ni de la sueur. La sécrétion contient deux pigments qui absorbent les ultraviolets comme un écran solaire et tuent aussi les bactéries, protégeant une peau dépourvue de véritables glandes sudoripares et sans cesse entaillée lors des combats. L'animal fabrique sa propre lotion à la demande.
La bête des eaux ne sait pas vraiment nager

La bête des eaux ne sait pas vraiment nager

Pour un animal qui vit dans les rivières, l'hippopotame cache un secret surprenant : il ne nage pas. Son corps est trop dense et trop lourd pour flotter ; il marche donc, trotte et se propulse du fond par longs bonds au ralenti, galopant presque sur le lit de la rivière et remontant respirer entre deux sauts. Les images le montrent traverser les eaux profondes d'une foulée douce et sans poids, les orteils effleurant à peine le fond. Sous l'eau, ce sont des coureurs, pas des nageurs.
Ses plus proches cousins sont les baleines

Ses plus proches cousins sont les baleines

L'hippopotame ressemble à un cochon géant, mais ses plus proches parents vivants ne sont pas du tout des cochons. Ce sont les baleines et les dauphins. Les deux lignées partagent un ancêtre commun qui vivait il y a plus de 50 millions d'années, avant qu'une branche ne retourne vers l'eau pour devenir finalement entièrement aquatique. Hippopotames et baleines partagent encore des indices révélateurs : une peau sans poils, la capacité d'allaiter et de communiquer sous l'eau, et des glandes particulières absentes chez les vrais mammifères terrestres.
Il remonte respirer dans son sommeil

Il remonte respirer dans son sommeil

L'hippopotame peut se reposer entièrement sous l'eau tout en continuant à respirer sans jamais se réveiller. Toutes les quelques minutes, son corps remonte automatiquement à la surface, prend une inspiration par des narines qui se referment d'un coup à la descente, puis s'enfonce de nouveau, le tout sans que l'animal sorte du sommeil. Le réflexe est si profondément ancré que même les nouveau-nés le font. L'hippopotame peut retenir son souffle environ cinq minutes, remontant en pilote automatique toute la nuit.
Ce grand bâillement est une menace, pas un étirement

Ce grand bâillement est une menace, pas un étirement

Quand un hippopotame rejette la tête en arrière et ouvre la gueule en une vaste caverne rose, ce n'est pas qu'il a sommeil. Ce bâillement est un avertissement qui exhibe des armes capables de fendre une petite embarcation. Un hippopotame peut ouvrir les mâchoires à près de 150 degrés, et ses canines inférieures continuent de pousser toute sa vie pour atteindre environ un demi-mètre, aiguisées comme des rasoirs parce que les dents du haut et du bas s'usent l'une contre l'autre. Plus la gueule s'ouvre grand, plus la menace est sérieuse.
Il mange étonnamment peu pour sa taille

Il mange étonnamment peu pour sa taille

Un hippopotame peut peser plus d'une tonne et demie, et pourtant il mange étonnamment peu. Chaque nuit, il quitte l'eau et marche jusqu'à des prairies, parfois à plusieurs kilomètres, pour brouter l'herbe de ses larges lèvres, et n'absorbe qu'environ 35 à 40 kilos, soit à peu près 1 à 1,5 pour cent de son poids. La plupart des herbivores terrestres de gabarit comparable mangent bien davantage. L'astuce, ce sont ses journées oisives et flottantes dans l'eau, qui brûlent si peu d'énergie qu'un régime léger suffit.
Ses yeux, ses oreilles et son nez sont alignés

Ses yeux, ses oreilles et son nez sont alignés

Observez un hippopotame à la surface et vous ne verrez que trois choses : les yeux, les oreilles et les narines, tous alignés tout en haut de la tête, sur un même plan. Ce n'est pas un hasard. Le reste de son énorme corps caché sous l'eau, l'hippopotame peut regarder, écouter et respirer tout en restant presque entièrement dissimulé, comme un périscope vivant. Quand il plonge, les oreilles se replient et les narines se ferment d'un seul mouvement fluide.
Ce coureur de trois tonnes ne peut pas sauter du tout

Ce coureur de trois tonnes ne peut pas sauter du tout

Un hippopotame peut peser bien plus d'une tonne et demie et, pourtant, sur terre il peut charger à environ 30 kilomètres à l'heure, plus vite que la plupart des gens ne peuvent sprinter. Le hic, c'est que ses pattes sont courtes et son corps immense : il lui est physiquement impossible de sauter ; ses quatre pieds ne quittent jamais le sol en même temps. Pour franchir un obstacle, il doit l'escalader ou le forcer. Un hippopotame au galop, c'est de l'élan pur, rivé au sol.
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