Huit choses que les coléoptères savaient déjà

DC·111 Deep Cuts
Ce coléoptère traque les incendies à des kilomètres

Ce coléoptère traque les incendies à des kilomètres

Un buprestre amateur de feu porte deux organes en fossette hérissés de dizaines de minuscules récepteurs infrarouges qui captent la lueur de chaleur d'un incendie de forêt. Il fonce vers le brasier pour pondre dans le bois fraîchement calciné, où ses larves n'ont aucune concurrence. Des tests comportementaux confirment qu'il détecte les grands incendies jusqu'à environ 12 kilomètres, et la modélisation d'un gigantesque feu de réservoir de pétrole laisse penser que ses capteurs portent bien plus loin encore.
Vous pouvez rouler sur ce coléoptère, il repart à pied

Vous pouvez rouler sur ce coléoptère, il repart à pied

Le coléoptère cuirassé diabolique n'a pas d'ailes fonctionnelles ; ses élytres ont fusionné en une armure massive. À la jonction des deux moitiés court une suture de dents imbriquées en puzzle qui répartissent et absorbent la force au lieu de céder. En laboratoire, le coléoptère a supporté environ 150 newtons avant de se fracturer, soit près de 39 000 fois son propre poids — de quoi survivre au passage d'un pneu de voiture.
Ce coléoptère a quatre yeux, deux pour chaque monde

Ce coléoptère a quatre yeux, deux pour chaque monde

Le gyrin tournoie sur la pellicule de surface des étangs, et chacun de ses deux yeux composés est nettement coupé en deux. La paire supérieure surveille le ciel à l'affût des oiseaux, tandis que la paire inférieure, juste sous la ligne de flottaison, scrute les poissons et les proies. Il voit ainsi au-dessus et en dessous de la surface au même instant, deux champs de vision distincts alimentant un seul cerveau partagé.
Cette goutte d'or vivant vire au rouge quand on la touche

Cette goutte d'or vivant vire au rouge quand on la touche

La casside dorée ressemble à une perle d'or en fusion, mais la couleur n'est pas un pigment. Sous sa carapace transparente s'empilent des couches-miroirs microscopiques parcourues de minuscules canaux remplis de liquide. Effrayée, elle vide ces canaux, le miroir s'effondre et l'or se ternit en un rouge tacheté en quelques secondes ; puis les canaux se remplissent et l'or flamboie de nouveau, le danger passé.
Ces larves se nourrissent exclusivement de mousse plastique

Ces larves se nourrissent exclusivement de mousse plastique

Les larves du ténébrion, le ver de farine commun, peuvent manger de la mousse de polystyrène et n'en vivre que de cela. Les bactéries de leur intestin décomposent le plastique, et des chercheurs ont même isolé en elles une souche capable de le dégrader. Dans une étude, les larves ont rongé la mousse en moins d'une journée de transit intestinal et transformé près de la moitié du carbone ingéré en dioxyde de carbone.
Le coup de tête d'un coléoptère fut jadis un présage de mort

Le coup de tête d'un coléoptère fut jadis un présage de mort

Pour appeler une partenaire, la vrillette « horloge de la mort » cogne sa tête contre les vieilles poutres de bois qu'elle creuse, lançant une série rythmée de coups à une dizaine par seconde. Dans le silence des maisons où l'on veillait les mourants, ce tic-tac dans les murs était pris pour une horloge égrenant le compte à rebours de la mort. Ce n'est qu'un coléoptère xylophage tambourinant pour trouver un partenaire.
Ce coléoptère plonge avec sa propre bouteille d'air

Ce coléoptère plonge avec sa propre bouteille d'air

Le dytique, coléoptère plongeur prédateur, emprisonne une bulle d'air argentée sous ses élytres avant de plonger, puis y respire par des orifices de son corps. La bulle est plus qu'une réserve : à mesure que le coléoptère consomme l'oxygène, de l'oxygène frais y diffuse depuis l'eau environnante, si bien que la bulle fait office de branchie physique et lui permet de rester sous l'eau bien plus longtemps que son seul air emprisonné ne l'autoriserait.
Ces larves s'agglutinent en une fausse abeille femelle

Ces larves s'agglutinent en une fausse abeille femelle

À peine écloses, les larves de méloé grimpent sur une tige et s'entassent en une masse grouillante qui imite à la fois l'aspect et l'odeur d'une abeille femelle. Un mâle, trompé, tente de s'accoupler avec l'amas et les larves s'y accrochent. Elles passent sur une vraie femelle lors de l'accouplement, puis se font transporter jusqu'à son nid, où elles se régalent de ses œufs et de ses réserves avant d'émerger sous forme de coléoptères adultes.
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