Huit choses que les aigles, les buses et les faucons font et que vous ne voyez jamais

DC·234 Deep Cuts
Le balbuzard agrippe les poissons avec des semelles épineuses et un doigt réversible

Le balbuzard agrippe les poissons avec des semelles épineuses et un doigt réversible

Le balbuzard peut retourner un doigt externe vers l'arrière pour serrer un poisson avec deux serres devant et deux derrière, et la plante de ses pattes est hérissée d'écailles épineuses et acérées, appelées spicules, qui mordent la peau glissante. Les poissons représentent environ 99 % de son régime. Le doigt réversible lui permet de bloquer sa proie dans une position aérodynamique, tête en avant, pour le long vol de retour au nid.
Le messager sagittaire tue les serpents d'un coup de patte de 195 newtons

Le messager sagittaire tue les serpents d'un coup de patte de 195 newtons

Le messager sagittaire écrase sa proie avec une force d'environ 195 newtons, soit près de cinq fois son propre poids, et chaque coup ne dure que 15 millisecondes, un dixième d'un clignement d'œil humain. Comme un coup manqué contre un serpent venimeux pourrait être mortel, l'oiseau vise par des frappes préplanifiées et guidées par la vue, et non au toucher. Des chercheurs l'ont mesuré sur une plaque de force cachée et ont publié le résultat en 2016.
Des milans australiens propagent les incendies en lâchant des brindilles enflammées

Des milans australiens propagent les incendies en lâchant des brindilles enflammées

Les milans noirs, les milans siffleurs et les faucons bruns saisissent des brindilles fumantes dans leurs serres ou leur bec et les lâchent sur l'herbe sèche non brûlée, propageant le feu pour faire fuir les insectes, les lézards et les petits mammifères qui s'échappent des flammes. Connu depuis longtemps des peuples aborigènes, ce comportement a été documenté dans tout le nord de l'Australie par une étude de 2017 décrivant une propagation du feu tant solitaire que coopérative.
Le cri d'aigle à tête blanche au cinéma est en fait une buse à queue rousse

Le cri d'aigle à tête blanche au cinéma est en fait une buse à queue rousse

Ce cri féroce ajouté sur les aigles à tête blanche dans les films et les publicités est en réalité le cri rauque d'une buse à queue rousse. Les monteurs le substituent parce qu'un vrai aigle à tête blanche a une voix fluette et pépiante ; un expert de la faune l'a comparée à « une mouette atteinte de laryngite ». La substitution est si courante que la plupart des gens n'ont jamais entendu la vraie voix de l'aigle : une série de sifflements et de pépiements aigus et faibles.
Le busard chasse à l'oreille avec une face de hibou

Le busard chasse à l'oreille avec une face de hibou

Le busard est le plus proche du hibou parmi les rapaces diurnes : un disque de plumes faciales rigides canalise le son vers ses oreilles, lui permettant de localiser avec précision une proie cachée dans les hautes herbes au son seul. Des études montrent que les busards ont développé des ouvertures auriculaires élargies et des régions cérébrales étendues pour localiser les sons, dont les autres rapaces diurnes sont dépourvus : une stratégie de chasse auditive rare parmi les oiseaux de proie qui volent de jour.
Le faucon pèlerin plonge en spirale pour garder sa proie bien nette

Le faucon pèlerin plonge en spirale pour garder sa proie bien nette

Un faucon pèlerin en piqué ne vise pas droit sur une proie lointaine : il s'incurve le long d'une spirale logarithmique. Sa vision la plus nette se loge dans une fossette oculaire profonde orientée à environ 40 degrés sur le côté, si bien que voler de face l'obligerait à tourner la tête, ce qui augmenterait la traînée. La spirale lui permet de garder la tête droite et aérodynamique tandis que son regard latéral reste fixé sur une proie jusqu'à 1 500 m de distance.
Les serres arrière de la harpie féroce rivalisent avec les griffes d'un grizzli

Les serres arrière de la harpie féroce rivalisent avec les griffes d'un grizzli

Les serres arrière d'une harpie féroce atteignent environ 7 à 10 cm, aussi longues que les griffes d'un grizzli, au bout d'une patte qui peut couvrir la main d'un adulte. Cette prise lui permet d'arracher de la canopée de lourds animaux arboricoles comme les singes hurleurs et les paresseux. La serre est conçue pour concentrer une pression énorme en un seul petit point : un outil perforant de précision.
Les aigles royaux font tomber des chèvres de montagne des falaises pour les tuer

Les aigles royaux font tomber des chèvres de montagne des falaises pour les tuer

Quand une proie est trop lourde à emporter, les aigles royaux se servent de la gravité. On les a vus pousser des chamois adultes et des chèvres sauvages adultes par-dessus le bord des falaises, les précipitant vers la mort sur les rochers en contrebas, avant de se nourrir de la carcasse. Cette tactique apparaît surtout à la fin de l'hiver et au début du printemps, quand les autres proies se font rares et que ces agiles animaux de montagne pourraient sinon se défendre.
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